Retour Jour 27 / Rückblick Tag 27

September 27, 2016

 

[FRANCAIS]

 

​​​​Quelque chose qui résonne pleinement avec un besoin humain d’aujourd’hui

Oui, c’est vrai que la randonnée est terminée et que je suis de retour à la maison, mais j’ai plutôt l’impression d’être en simple jour de repos, comme si la marche continuait demain…

En tout cas, je ne ressens ni tristesse, ni vide, maintenant que c’est fini. Peut-être parce qu’il reste plein de choses à faire pour le projet, et qu’en réalité ce n’est pas fini du tout.

 

Il y a des remerciements à faire, les photos à trier, et éventuellement un film à préparer .

Peut-être même une Randonnée II.

Je continuerai donc à poster ici sur le blog de temps en temps. 

 

Aujourd’hui, je tiens à remercier deux personnes qui ont largement contribué à ce projet:

 

Vincent Buisson et Pierre Rousseau.  Vincent c’est le luthier (à Crest) qui a fait des travaux sur mon violoncelle, des modifications pour le réduire en volume et le rendre plus léger.

 

Mis à part une clé qui a déconné un soir, et que j’ai pu régler moi-même, l’instrument a très bien fonctionné. Le son était bon, et il a bien tenu la route, malgré les 400 kilomètres passés sur mon dos.

 

Ca c’est aussi grâce à Pierre Rousseau, qui a fabriqué l’étui pour l’instrument, très léger lui-aussi, tout en protégeant l’instrument des éléments, du soleil en particulier. Et son système d’attaches pour les sangles du sac à dos a bien tenu, même avec 15 à 16 kilos de poids pendant tout la randonnée. Merci!

 

Je voulais également noter ici comment je faisais pour structurer les rencontres musicales, puisque je trouve que de façon générale ça a bien fonctionné.

 

Je commençais chaque fois avec l’annonce de l’heure et du lieu exact de rendez-vous pour la randonnée du lendemain. Puis je demandais aux musiciens ou autres artistes présents de s’identifier.

 

Souvent je disais quelques mots au sujet de mon violoncelle “modifié”, et de mon envie de passer un moment de partage plutôt que d’être face à un public passif. 
Ensuite, je jouais un peu de musique en solo, souvent un cantique et un psaume, pour illustrer ma démarche de transformation ou traitement “jazz” musical de ces deux repertoires de musiques protestantes.

 

Quand j’en venais à parler de l’aspect “exile” du projet, de la résonance entre l’histoire des Huguenots et celle des personnes réfugiées d’aujourd’hui, je profitais de l’occasion pour demander aux personnes présentes de m’informer des initiatives locales d’accueil prises pour répondre à ce besoin. Souvent j’informais le public d’autres actions ou associations travaillant dans ce sens, dans d’autres villages sur le sentier, et que j’avais découvert pendant la marche.

 

La deuxième moitié de la soirée était consacrée à des rencontres avec les autres musiciens ou artistes présents, que je gérais du mieux que je pouvais, essayant de laisser un espace pour chacun ayant envie de s’exprimer, proposant des mélanges d’instruments ou de styles différents, et toujours avec le souci que ce soit intéressant pour le public.

 

J’avais plus de difficulté parfois avec des amateurs, ou avec des musiciens qui avaient déjà l’habitude de jouer ensemble, à les amener vers autre chose. Le manque d’expérience avec l’impro n’a jamais posé de problème. Parfois j’ai hésité à prendre des risques, et j’ai réalisé après que c’est exactement ça qui rend la rencontre intéressante pour le public, la prise de risque, l’effort de chacun à sortir de sa zone de confort pour aller à la rencontre de l’autre. 

 

Même si parfois je manquais d’idées,  souvent il y avait des moments de pur magie, et j’ai souvent eu l’impression que le public sortait de ces rencontres ravi.

 

En fait, chaque soirée j’improvisais, selon le cadre et les musiciens (ou poètes, ou écrivains, ou historiens…) présents. Le public était au rendez-vous, beaucoup plus nombreux que ce que j’avais imaginé. Toutes ces personnes venaient à ces “rencontres musicales” sans vraiment savoir ce qu’elles allaient voir ou entendre.De quoi me donner une forte impression:

 

Qu’il y avait quelque chose dans la démarche, une sorte d’appel au rassemblement ou au partage, qui résonnait pleinement avec un besoin humanité aujourd’hui. 

Merci!

http://www.randonneemusicale.com/

 

 

[DEUTSCH]

Rückblick Tag 27
27 Septembre 2016 | Eric

Tag 27
 
Der Widerhall eines heutzutage vorhandenen Bedürfnisses nach Menschlichkeit

Ja, es ist wahr, dass die Wanderung vorüber ist und ich zurück bin zu Hause, aber ich habe eher den Eindruck,  als sei das hier nur ein einfacher Ruhetag, als ginge die Wanderung morgen weiter ... Ich verspüre jedenfalls, jetzt wo es vorbei ist,  weder Traurigkeit noch Leere. Vielleicht, weil es noch eine Unmenge für diese Projekt zu tun gibt und es tatsächlich absolut noch nicht vorbei ist.

Es gilt, Dank zu sagen, Fotos zu sortieren und eventuell einen Film vorzubereiten.
Vielleicht sogar ein Wanderung II.
Ich werde also weiterhin von Zeit zu Zeit auf diesem Blog posten.
 
Heute möchte ich zwei Menschen danken, die in erheblichem Maße zu diesem Projekt beigetragen haben: Vincent Buisson et Pierre Rousseau.  Vincent ist der Geigenbauer (in Crest), der Arbeiten an meinem Cello verrichtet hat, Änderungen, um sein Volumen zu verringern und sein Gewicht zu reduzieren.
 
Mit Ausnahme eines Wirbels, der eines Tages „durchgedreht“ ist und den ich selbst wieder in Ordnung bringen konnte, hat das Instrument bestens funktioniert. Sein Klang war gut und es hat gut durchgehalten, trotz seiner 400 km auf meinem Rücken.

Das gilt auch für Pierre Rousseau, der den Instrumentenkoffer gebaut hat, auch dieser sehr leicht bei gleichzeitigem Schutz des Instruments vor den Elementen, insbesondere der Sonne. Und auch sein Befestigungssystem für die Gurte des Rucksacks hat bestens gehalten, selbst mit 15 bis 16 Kilo Gewicht während der ganzen Wanderung. Danke!

Hier möchte ich auch festhalten, wie ich es angestellt habe, die Musikalischen Treffen zu strukturieren, denn ich finde, dass das im Allgemeinen gut funktioniert hat:

Ich begann in jedem Fall mit der genauen Angabe von Zeit und Ort des Treffens für die kommende Wanderung. Dann bat ich die anwesenden Musiker oder anderen Künstler, sich vorzustellen.

 Oft äußerte ich einige Worte in Bezug auf mein „abgeändertes“ Cello und meinen Wunsch eher nach einem Moment der Gemeinsamkeit, als mich vor einem passiven Publikums zu sehen.
Anschließend spielte ich einige Stücke solo, oft ein Kirchenlied oder einen Psalm, um meine Methode  der Wandlung  oder musikalischen „Jazz“-Behandlung dieser beiden Repertoire protestantischer Musik zu erläutern.

Wenn ich dazu überging, vom „Exil“-Aspekt des Projekts zu sprechen, der Resonanz zwischen der Geschichte der Hugenotten und der der heutigen Flüchtlinge, nahm ich die Gelegenheit wahr, die anwesenden Personen als Antwort auf dieses Bedürfnis um Informationen zu lokalen Aufnahme-Initiativen zu bitten. Oft informierte ich dabei das Publikum über andere Aktionen oder Vereinigungen, die, in anderen Orten längs des Weges, in dieser Richtung tätig sind und die ich im Verlauf der Wanderung entdeckt hatte.

Der zweite Teil des Abends war der Begegnung mit anderen anwesenden Musikern oder Künstlern gewidmet, die ich so gut wie möglich führte, indem ich jedermann seinen Platz ließ, um sich auszudrücken, eine Mischung von Instrumenten oder von unterschiedlichen  Stilarten vorschlug und das immer im Bemühen, dass es für das Publikum interessant sei.
 

Oft hatte ich keine größeren Schwierigkeiten mit Amateuren oder mit Musikern, die bereits gewohnt sind, zusammen zu spielen, um sie zu anderen Dingen zu verleiten.

Der Mangel an Übung im Improvisieren hat niemals ein Problem dargestellt. Manchmal habe ich gezögert, ein Risiko einzugehen, nur um danach festzustellen, dass es genau das ist, was die Treffen für das Publikum interessant macht: Das Eingehen von Risiken, das Bemühen eines jeden, seinen Kokon der Sicherheit zu verlassen und auf den Anderen zuzugehen.

Auch wenn es mir manchmal an Ideen mangelte, gab es doch oft Augenblicke reinster Magie und ich hatte vielfach den Eindruck, dass das Publikum diese Treffen begeistert verließ.

Es war einfach so, dass ich jeden Abend improvisierte, je nach dem Rahmen oder den anwesenden Musikern (oder Poeten, Schriftstellern, Historikern ...). Immer war Publikum da, weit zahlreicher als ich es mir hatte vorstellen können. Alle diese Leute kamen zu diesen „Musikalischen Treffen“ ohne wirklich zu wissen, was sie sehen oder hören würden. Woraus für mich ein starker Eindruck entstand: Dass es in diesem Vorhaben etwas gibt, eine Art Aufruf zur Versammlung oder zum Teilen, der Widerhall eines heutzutage vorhandenen Bedürfnisses nach Menschlichkeit ist.

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